Dimanche 4 juillet...

I t a l i e !

Et ainsi se termine le 17e championnat du monde FAI ...

Individuel

  • 1 – Alessandro Ploner (Italie)
  • 2 – Jon Durand (Australie)
  • 3 – Thomas Weissenberger (Autriche)
  • 4 – Zac Majors (USA)
  • 5 – Gordon Rigg (Grande Bretagne)
  • 6 – Antoine Boisselier (France)
  • 7 – Dustin Martin (USA)
  • 8 – Nene Rotor (Brésil)
  • 9 –Dan Vyhnalik (République Tchèque)
  • 10 – Manfred Ruhmer (Autriche)
  • 12 - Gianpietro Zin (France)
  • 16 – Luis Rizo (France)
  • 20 – Mario Alonzi (France)
  • 70 – Fabien Agenès (France)

Par équipe

  • 1 – Italie
  • 2 – Autriche
  • 3 – France
  • 4 – Brésil
  • 5 – Australie
  • 6 – USA
  • 7 – Grande Bretagne
  • 8 – Slovénie
  • 9 – Japon
  • 10 – Norvège

 

Le Rêve d'Alessandro Ploner…

(Petite histoire du vol libre en 14 épisodes de 110 mots et un 15e plus bavard)

Alessandro Ploner est né il y a exactement 33 ans. Quel meilleur cadeau d’anniversaire pouvait-il obtenir que de monter sur la plus haute marche du podium de ce 17e championnat du monde FAI d’aile delta, ici à Laragne-Montaglin ?

Ploner vit dans le nord de l’Italie dans la région d’Alta Badia. Il y a appris à voler quand il avait 18 ans. Trois ans plus tard, il gagne sa première compétition, l’Open du Sud Tyrol. Deux ans encore et il intègre l’équipe nationale de delta. Il participe depuis à cinq championnats du monde. Ses meilleurs résultats : 7e en Australie en 2005 et 5e aux USA en 2007. Ploner n’était pas favori pour gagner ce championnat du monde. Cet honneur était réservé à Manfred Ruhmer, déjà triple champion du monde et quadruple champion d’Europe. Mais dans la dernière manche de la compétition, Ruhmer, largement en tête au classement général, a fait une erreur grossière et s’est posé bien avant le but, offrant littéralement sa couronne à Ploner.

Ploner : « Tout ce que je voulais, c’était conserver ma deuxième place. Je ne voulais pas pousser Manfred dans ses retranchements ni tenter quoique ce soit d’idiot. Je volais donc en assurant quand j’ai appris que Manfred s’était posé au 17e km d’un parcours qui en faisait 154. Je n’y croyais pas. Je ne pouvais pas y croire. Il m’a fallu une demie heure pour me reprendre. Je n’arrivais plus à voler ! Je me suis dit "garde ton calme" et j’ai poursuivis toujours en assurant. A 15 km du but, j’ai encore ralenti pour être sûr d’arriver, et la ligne passée je ne pouvais toujours pas y croire. Mon chef d’équipe s’est précipité dans mes bras en pleurant. Les larmes me sont venues aux yeux. J’étais bien champion du monde ! ».

Alessandro Ploner a construit sa victoire sur la régularité, sans gagner de manche mais en finissant toujours dans les premiers : au fil des manches, 2, 6, 10, 12, 9 et 11. Habitué aux vols dans les Dolomites italiennes, il a trouvé les vols dans la région de Laragne « délicats », et gagne finalement ce championnat car il n’a pas fait d’erreur.